DJAMILIA

DJAMILIA

Mercredi 23 Octobre 2019 / 19 h 00 / Salle de cinéma / Entrée libre

Réalisé par Aminatou Echard
2018 / 1h24 / Documentaire / Tout public (France, Kirghizstan) Film en version originale sous-titré en français

Djamilia, l'héroïne d'un roman de Tchinguiz Aïtmatov publié en 1958, enlevée et mariée selon une coutume kirghize encore en vigueur, s'enfuit avec son amant. En effectuant des repérages, Aminatou Echard s'est aperçue qu'évoquer la protagoniste ouvrait littéralement des portes. Cet accès inespéré à une parole intime nécessitait un film à part. Les témoignages issus de ces rencontres brossent le portrait d'un système patriarcal résurgent depuis la fin de l'époque soviétique.

"Djamilia" - Rencontre avec Aminatou Echard



Djamilia est un film romantique soviétique réalisé par Irina Poplavskaïa en 1968. Le scénario est écrit par Tchinguiz Aïtmatov d'après sa nouvelle éponyme

'orthographe des noms propres n'est pas celle des sous-titres mais celle fournie par Louis Aragon qui a traduit la nouvelle avec A. Dmitrieva.

Le récit filmé est celui de Seït devenu un artiste peintre, dont les différents chapitres sont séparés par des détrempes exécutées quand il était enfant et qui sont autant de contrepoints à la narration.

Dans l'aïl de Kourkouréou il ne reste plus que les femmes, les hommes âgés et les très jeunes car la guerre contre l'envahisseur a vidé le village de tous ceux qui ont l'âge et la force d'aller combattre l'envahisseur. Parmi eux Seït le témoin, le conteur, sa belle-sœur Djamilia et ses beaux-parents travaillent très durement comme tous les autres villageois pour vivre et fournir en blé l'Armée rouge. Djamilia est une jeune fille mariée à Sadyk qui est hospitalisé à Saratov très loin de l'aoul car il a été blessé au combat. L'absence des jeunes hommes se fait cruellement sentir dans le travail car la part qu'ils assuraient en étant là est ajoutée à la part habituelle de ceux qui sont restés et qui n'ont pas autant de capacités physiques. Ainsi Djamilia est obligée par le brigadier de charger des sacs de blé sur les britchkas qu'elle doit ensuite conduire à la gare.

Mais dans cette existence épuisante la bonne humeur l'émulation qu'entraîne la vie collective donnent parfois l'occasion aux adolescents de manifester, en l'absence de leurs aînés, une fougue extravagante en présence de Djamilia ou par exemple, dans le cas contraire, un sinistre intérêt comme le montre Osmone, un parent éloigné. Mais Seïk est là pour remplir sa mission, veiller sur elle. Enfin de temps en temps Sadyk écrit bien à son épouse mais ses lettres sont formelles et il n'a que quelques mots pour elle à la fin de ses messages.

Pour aider Djamilia on lui adjoint Danïiar un soldat qui ne peut plus plier une jambe car il a été blessé par un éclat d'obus. Le nouveau venu pratiquement sans un mot, sans manifester de joie ou tout autre sentiment exécute tout ce qu'on lui demande et c'est peut-être pour cela que Djamilia se met à le taquiner, à le provoquer pour le faire réagir. Elle est bientôt imitée par Seït. Un jour cependant la plaisanterie va dépasser les bornes. À son insu, ayant déposé dans la britchka un sac de blé d'un quintal à décharger au sommet de la rampe qui mène à la passerelle de vannage, Danïiar relève de défi et au péril de sa vie surmonte l'épreuve. Là Djamilia comprend à quel point elle tient à lui. Sur le trajet du retour lui ayant demandé de chanter elle découvre que Danîil n'est pas dépourvu de sensibilité, bien au contraire.

À la gare, où l'on livre les grains, Kérim un autre habitant du village accueilli très chaleureusement par les habitants de Kourkouréou rapporte une lettre destinée à Djamilia lui annonçant que son mari va rentrer dans un mois ou deux. Cette nouvelle ne plaît pas à Danïiar ni à Djamilia qui rentre au vllage fort tard dans la nuit. Dans la nuit, elle rejoint le soldat, celui qui l'a fidèlement aidé jusqu'à mettre sa vie en danger et se jetant dans ses bras lui dit que c'est lui qu'elle a attendu toute sa vie et Danïil lui répond qu'il ne la donnera à personne.

C'est très grave pour une kirghize de trahir son époux et tous les deux le savent bien donc au petit matin ils quittent le village car cela peut leur coûter la vie. Séït tente de les rattraper mais il est impossible de revenir en arrière et il voit disparaître son premier amour d'enfant. Heureusement les fuyards ne sont pas rattrapés. Seït partira étudier la peinture et «n'oubliera jamais que Djamilia et Danïiar lui ont fait découvrir la beauté du monde».

Fiche technique

  • Titre original : Жамийла
  • Titre français : Djamilia
  • Réalisation : Irina Poplavskaïa
  • Scénario : Tchinguiz Aïtmatov
  • Dialogues : B. Sarnogoïev
  • Décors : Anatoli Kouznetsov
  • Costumes : Ernst Gueïdebrekhta, A. Kouznetsova
  • Maquillage : A. Demidova
  • Photographie : Kadyrjan Kydyraliev , Valeri Chouvalov
  • Direction artistique : Sergueï Ioutkevitch
  • Son : Viktor Beliarov
  • Montage : E. Sourajskoï
  • Compositeur : Nikolaï Sidelnikov
  • Production : Mosfilm, Kirghizfilm
  • Distribution : Artkino Pictures
  • Pays d'origine : URSS
  • Langue : russe
  • Format : 35
  • Genre : film romantique, film dramatique
  • Durée : 83 minutes
  • Date de sortie :
    • URSS : 6 octobre 1969


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